Dans une tribune parue dans Forbes le 10 septembre 2025, Isabelle Saladin (I&S Adviser) propose d’appliquer le business staging à l’action publique et à l’économie française : sortir du seul débat budgétaire autour de la dette publique pour relier vision, moyens et exécution — comme le font les entreprises performantes, aux côtés d’un operating partner.
Business staging : de la vision stratégique à l’exécution mesurable
Née au Canada, la méthode business staging structure opérationnellement une organisation pour atteindre un objectif : formuler le cap, dresser un état des lieux (au-delà du budget), prioriser une feuille de route, installer des KPI et ancrer des rituels de décision. Sa finalité est donc claire : des résultats visibles et datés.
Operating partner : le copilote d’un business staging orienté résultats
Un operating partner (ex-dirigeant) transforme la méthode en impact : diagnostic opérationnel (OBR), plan 100 jours, alignement équipes-process-budget et pilotage par indicateurs. Ainsi, sa valeur : posture de pair, engagement sur résultats et exécution réaliste.
Dette publique : connecter lois de finances et business staging opérationnel
Réduire la dette publique exige plus qu’un cadrage financier. Le business staging relie objectifs, responsabilités, délais et moyens : qui fait quoi, quand, avec quels KPI (emploi, productivité, délais d’instruction, qualité de service). On passe donc d’intentions à une trajectoire exécutable.
Diagnostic opérationnel (OBR) : la base d’un business staging crédible
Comme en entreprise, « ouvrir le capot » est essentiel : gouvernance et non-vacance des fonctions clés, processus (filières/services), goulots d’étranglement, compétences, SI/données, capacité à tenir la charge. On évite ainsi les plans inapplicables et on prépare des actions 30/60/90/100 jours.
Chefs d’entreprise : business staging pour PME/ETI/start-up avec un operating partner
Pour les chefs d’entreprise, la même logique s’applique : clarifier le cap, sécuriser la trésorerie, prioriser les chantiers, mesurer (CA, EBITDA, DSO/DPO, marge, time-to-market), itérer vite. L’operating partner accélère donc le passage du « quoi » (vision) au « comment » (exécution).
Conjoncture : incertitude politique, trésoreries tendues – miser sur l’exécution
Après le vote du 8 septembre, l’attentisme pèse (investissements reportés, recrutements gelés, trésoreries sous tension). Le business staging apporte ainsi une réponse pragmatique : feuille de route priorisée, pilotage par résultats et communication régulière sur l’avancement.
Conclusion : business staging + operating partner = cap, moyens, résultats
Sans cap, l’exécution s’épuise ; sans exécution, le cap reste théorique. En articulant business staging, diagnostic opérationnel et copilotage par un operating partner, État et entreprises se donnent les moyens d’obtenir des résultats mesurables malgré l’incertitude et les contraintes budgétaires.
Retrouvez la tribune en intégralité dans l’article paru sur le site de Forbes.